SensCritique: 3 raisons d’un succès, 3 raisons d’un échec

Récemment apparu sur le net, le réseau social SensCritique a pour but de vous permettre de partager votre avis sur livres, BDs, Séries et Films. Analyse sur le Blog à Vapeur
Après Marielle et Marine, c’est à mon tour de m’intéresser à ce nouveau service. Et ce de manière particulière, puisque je vous propose de découvrir trois facteurs qui pourraient faire le succès de ce nouveau réseau social, et trois facteurs qui pourraient causer sa perte…
3 raisons d’un succès
- Le côté culturel
SensCritique, à l’opposé de pas mal de réseaux sociaux, mise sur la culture. Vous allez être appelés à noter des films, livres, séries et BDs que vous avez lu. Le tout se fait facilement, et nous pousse à rapidement commenter tout ce qu’on a vu. Cela peut aussi donner des envies de voir un film, en fonction de ce que d’autres personnes playbiscitent. Vraiment chouette pour les cadeaux de noël, par exemple, on peut savoir ce qu’un ami a déjà vu, et a (ou non) aimé.
A ma connaissance encore inédit (si ça n’est la dimension sociale de certains sites d’e-commerce), ce créneau pourrait se révéler intéressant et conquérir un certain nombre d’internautes.
- L’addictivité
- Le site est redoutablement bien conçu. Dans un premier temps, vous allez être inciter à noter et publier des critiques afin de prouver que vous n’êtes pas un robot. Puis tout s’enchaîne. Vous recevez des badges à collectionner.Tous au nom plus délirant les uns que les autres: « Critwique » pour les plus expéditifs dans les critiques, « Mitrailleur » pour les plus prolifiques, « Jacques Martin » pour les plus gentils,…

Et puis c’est sympa, on rejoint ses amis via Facebook ou Twitter, on compare nos goûts (qui, ça alors, correspondent globalement assez bien !), on peut voir ce qu’ils font, notent, ont pensé. On peut voir les listes qu’il font (du classique « top 15 films d’amour » aux plus originaux « Y’a aucun dinosaure ni vaisseau spatial et pourtant c’est chanmé » ou encore « Si on faisait un cadavre exquis avec le nom de tous ces films ça ferait une phrase marrante (et c’est probablement leur seul intérêt)« ). C’est marrant les listes. A petite dose.
Et on a même des graphiques tout beaux, avec le nombre de livres/films/BDs/Séries qu’on a noté, les répartitions de notes… On a toujours envie d’en faire plus. C’est donc selon moi un aspect très bien fait, qui donne envie de continuer, et de revenir voir ce que ses amis aiment (ou n’aiment pas), gagner plus de badges, et cætera.
- La sélectivité
- Comme il s’agit d’une version Alpha du service, le nombre d’inscrits est encore restreint. Cela veut donc dire « peu de troll et de kikoolols en tous genres ». Et franchement, ça fait du bien que personne (ou presque) ne vient nous insulter parce que l’on n’aime pas Plus Belle La Vie ou La Beuze.
Il y a quand même des débats (deux exemples: le seigneur des anneaux, de Tolkien, ou encore 2001, l’odyssée de l’Espace), mais ça reste très argumenté. Même si l’on n’est pas d’accord, on arrive à discuter entre adultes civilisés.
3 raisons d’un échec
- Les limites du service
Bon, en pleine polémique actuelle sur le bien-fondé des notes à l’école, on peut se demander s’il est possible de noter un film, un livre, une série TV… Noter avec quels critères ? Son ressenti uniquement ? C’est un peu faiblard. D’autant que les notes de 1 à 10 ne permettent pas une grande marge de manœuvre. Du très bon film qui vaut 9.5 au chef d’oeuvre qui vaut plus de 10, comment faire la différence ?
Et la moyenne, c’est quoi ? En dessous de 5, je n’ai pas aimé ? Au final, il serait peut-être pertinent d’utiliser, comme ce qui se fait pour les sondages, une traduction de la note (6=ça passe sans plus, 7=sympa, 8=bon film, …). Le fait que chacun note selon ses propres critères perd un peu l’intérêt du service.
- La probable invasion de kikoolols
- Ça ne manquera pas. Pour un peu que le service ait du succès, une armée de kikoo arriveront pour nous dire que Double Zéro, C TRO GENIAL TROLOLOLOLOLOLOL. Et que c’est parce que nous sommes particulièrement débiles que nous ne comprenons pas toute la réflexion derrière Joséphine Ange Gardien. Et là, fini, le petit écosystème d’utilisateurs courtois. Et ça serait dommage
- Les intérêts commerciaux
Allez, on n’est pas chez les bisounours. C’est couru d’avance, d’ici un ou deux mois, un brillant commercial va leur trouver un modèle économique. Alors au choix, le partenariat, avec newsletter Amazon des produits que vous avez aimé, des livres semblables, des films ressemblants.
Ou alors service premium, ce qui impliquerait qu’un bon nombre de fonctions disparaîtraient du compte gratuit pour se retrouver sur le compte payant seulement. Auquel cas, l’intérêt du service s’en verrait fortement amoindri…
Voilà, ce sont pour moi des raisons qui pourraient faire pencher la balance en faveur (ou défaveur) de SensCritique. Après, je ne suis pas devin, je n’ai franchement aucune idée du devenir du service. En tout cas, je pense qu’il mérite qu’on s’y intéresse.

Le but est de former un nouveau cycliste autonome. Non seulement lui montrer le chemin le plus pratique entre sa maison et son lieu de travail (ou bien le centre-ville, pour faire ses courses), mais aussi
Le service est très bien fait, et se base sur une carte google Maps pour mettre en évidence le parcours de chaque cycliste « guide ». Si la recherche par adresse complète fonctionne aléatoirement, la recherche par ville fonctionne en tout cas très bien.