Archive for the ‘ Loisirs ’ Category

Bus Cyclistes, un service web innovant, écolo et sportif

Grâce à BusCycliste, découvrez une nouvelle manière d'aller étudier

Ouf, premier article de la saison 2010-2011 du Blog à Vapeur ! On s’intéresse pour commencer à un service web sympathique et innovant, qui vous permettra de faire à la fois du sport et des économies, en toute sécurité !

Après ces temps de grève, qui n’a pas maudit sa compagnie de transports urbains ? Qui n’a pas attendu son bus/métro/tramway en vain, puisqu’il avait été, comme par hasard, annulé ?
Devant tant d’inconvénients, qu’attendez-vous ? Retour aux sources, revenons aux véhicules personnels ! Et puisque faire preuve d’écologisme est de bon ton, retour au vélo !

… Hum là, je sens une trace de scepticisme. « Oui, c’est fatiguant, c’est long, c’est dangereux, je connais pas les chemins…« .
Alors non, ce n’est pas fatiguant, c’est un effort sportif, NUANCE. Et le sport, c’est bien.
Non, ce n’est pas long… sur de courtes distances et/ou en ville. Et pour ce qui est de la dangerosité et des chemins, Bus Cyclistes est maintenant là !

Le principe est tout bête: construire une base de donnée de cyclistes urbains faisant régulièrement un itinéraire. Les personnes intéressées peuvent voir les itinéraires de ces « guides« , et peuvent les contacter. Une fois les deux personnes en relation (par le biais d’une adresse internet attribuée par le service, à des fins d’anonymisation), elles peuvent définir un jour où elles effectueront le trajet à vélo ensemble.

Pour aller travailler, le vélo, c'est la solutionLe but est de former un nouveau cycliste autonome. Non seulement lui montrer le chemin le plus pratique entre sa maison et son lieu de travail (ou bien le centre-ville, pour faire ses courses), mais aussi l’informer sur les dangers et les bonnes pratiques à adopter.
Et puis, sans faire partie des buts, on pourra tout de même observer que cela permet aussi de connaître quelqu’un qui, à priori, travaille au même endroit que vous. Et c’est cool.

Carte des itinéraires cyclistes BusCycliste sur Google maps aux alentours de MontbéliardLe service est très bien fait, et se base sur une carte google Maps pour mettre en évidence le parcours de chaque cycliste « guide ». Si la recherche par adresse complète fonctionne aléatoirement, la recherche par ville fonctionne en tout cas très bien.
La saisie d’un itinéraire, quant à elle, se fait simplement, en cliquant, le trajet étant (miracle !) automatiquement ajusté en fonction des routes.

Le prix d’un tel service, qui vous permettra d’économiser le prix du bus/métro/tramway pendant les beaux jours ? Seulement 5€ par an ! D’après mes calculs hautement scientifiques, cela représente deux jours de bus en prenant un ticket le matin et un ticket le soir pour rentrer. Ceci n’est pas une critique des compagnies de bus, car, moi, j’aime, j’aime, la CTPM. En attendant, 5€ par an, pas de quoi trouer le budget d’un étudiant…

Et pour ceux qui n’auraient pas de vélo, profitez-en, la FUB organise en ce moment et jusqu’au 30 novembre un jeu concours pour gagner de nombreux lots (dont des vélos de ville). Et les questions sont terrrrrrrrrrriblement difficiles !

Allez, maintenant, plus aucune excuse pour ne pas ressortir votre vélo du placard. En plus, pour les montbéliardais, le trajet IUT/Centre-ville est plus rapide à vélo qu’en voiture (test en grandeur nature effectué, dans les deux sens, et à chaque fois en faveur du vélo…). CQFD.

En direct du FF1J

[Un événement dans le pays de Montbéliard: le Festival du Film d'Un Jour, animé par et pour les étudiants !]

Comme je l’avais annoncé dans un post précédent, je participe actuellement au FF1J, le Festival du Film d’Un Jour.

Alors pour ceux qui ne connaissent pas, le Festival du Film d’1 Jour est organisé par les étudiants de l’UTBM (l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard) depuis maintenant 5 ans. Il propose à une quinzaine d’équipes (composées de 4 à 6 membres), venues de toutes la France, de s’affronter pendant trois jours.

Leurs armes ? Une caméra, un peu de connaissances sur la façon de diriger un tournage, beaucoup d’imagination et de bonne humeur. Toutes les équipes arrivent avec leur propre matériel. On voit d’énormes différences: certains ont un matériel de pros, une grosse caméra, un énorme trépied, une gigantesque perche son… Alors que d’autres arrivent avec un matériel bien plus minimaliste.

[L'affiche du Festival du Film d'Un Jour]Mais au final, le matériel n’importe pas tant que cela, puisque ce sont aussi la réalisation et le scénario qui seront évalués. Et attention, le jury est un jury de professionnels du cinéma et de la télévision !

C’est la première année que je participe à cette manifestation, et franchement, ce qui est le plus frappant, c’est à la fois l’ambiance « bon enfant » et le professionnalisme qui règnent tant sur les participants que sur les organisateurs. Ces deux termes peuvent sembler antinomique. Mais chacun fournit un travail très sérieux : les participants se prennent au jeu et élaborent des scénarios « comme des grands », les organisateurs qui prennent en charge la nourriture, le logement, et bien d’autres choses… et parallèlement, tout le monde est très détendu, très cool, les équipes ne se prennent pas trop au sérieux… Bref, c’est un très bon mélange !

Ce festival se termine ce soir à 20h, avec un visionnage des courts-métrages et une remise des prix. Je vous invite tous à venir au mégarama (à Audincourt) ce soir, pour un visionnage de ces courts-métrages qui s’annoncent déjà très secoués !

Critique Cinéma: The Ghost Writer

[The Ghost Rider, un thriller mettant en scène Ewan McGregor dans le rôle d'un écrivain plongé en plein mystère politique]

Profitant du printemps de cinéma, j’ai pu assister à deux films ces temps-ci. J’ai choisi de présenter celui qui m’a le plus plu, le plus marqué: The Ghost Writer de Roman Polanski.

Avant de commencer l’article proprement dit, je voudrais rappeler à tous les étudiants que c’est actuellement (et jusqu’à demain soir) le printemps du cinéma. 3€50 le film dans la plupart des salles françaises, c’est l’occasion pour nous, jeunes étudiants fauchés, de voir (ou revoir) de bons films.

Pour l’anecdote, l’autre film que je suis allé voir est La Rafle. On pourra crier devant mon manque de compassion ou de sensibilité, je ne sais pas, comme je l’ai déjà dit à ceux qui ont la chance de me voir en vrai (*ironie*), j’ai bien aimé ce film pour sa portée historique, mais je ne le classerais pas dans les meilleurs films que j’ai pu voir durant ma longue vie (*re-ironie*). Bref on ne s’attardera pas sur le cas La Rafle, puisque le sujet de cet article est bien The Ghost Writer.

[Ewan McGregor, un écrivain nègre bien pâle...]

Ce film présente Ewan Mc Gregor dans le rôle d’un écrivain nègre (« Ghost Writer » en anglais, d’où le titre). Non, non, pas de racisme là dedans (bon, si, étymologiquement, mais c’est quand même tombé dans le langage courant), il s’agit juste d’un écrivain qui écrit la biographie d’une célébrité.

Notre écrivain va donc devoir prendre la suite d’un autre nègre (toujours un écrivain, vous suivez ?) mort dans des circonstances assez étranges, et finir la biographie d’un ex-premier ministre anglais (Pierce Brosnan). Il va donc vivre dans son environnement proche, sur une île plutôt isolée au large des USA. Non loin de la plage où son prédécesseur a été retrouvé mort.

Vous avez dit « cadre idéal pour un bon petit thriller, à la Agatha Christie » ?. Eh bien vous n’êtes pas loin. The Ghost Writer est le genre d’intrigue politique qui vous prend au début et ne vous laisse pas retomber avant la toute fin. Un peu comme un manège à sensation qui semble ne jamais s’arrêter. A peine on pense avoir le fin mot de l’histoire qu’une nouvelle pièce vient s’ajouter au puzzle. Bref, on reste dans l’incertitude jusqu’à fin.

Ça, c’était pour le fond. Pour la forme maintenant, j’ai été épaté par ce film. J’ai retrouvé un film à la Hitchcock, avec un personnage principal qui n’en sait pas plus que vous, et qui se retrouve propulsé dans un monde confus, essayant de comprendre ce qu’il doit faire. Comme chez Hitchcock, on retrouve des plans subjectifs sur des objets sans importance, ou des dialogues en apparence superficiels, qui ne prennent tout leur sens que lorsque l’on connaît le fin mot de l’histoire. Même le décor fait penser tantôt au port des Oiseaux, tantôt à la maison des criminels au dessus du mont Rushmore dans la mort aux trousses

[C'est Alexandre Desplat qui a composé la musique du film The Ghost Writer]

Et surtout, comme chez Hitchcock, et c’est là mon dernier point, on a une musique époustouflante. Pour avoir un peu étudié Bernard Herrmann dans le cadre de mes études (programme du bac 2009…), on retrouve les valeurs qu’il affectionnait: une musique sans gros thème bourrin (cf John Williams), mais avec une forte valeur d’illustration, allant parfois jusqu’à en dire plus que l’image. Et on dira ce qu’on voudra, mais je persiste à croire que ce qui fait plus que tout l’ambiance assez troublante du film, c’est la musique (ah, ces grandes phrases descendantes des cordes qui accompagnent le héros dans son avancée vers la maison de l’homme politique, ah, ces clochettes tantôt rassurantes, tantôt effrayantes…). Chapeau à Alexandre Desplat (cocorico, il est français !) qui réussit à nous inquiéter pendant tout le film, en étant toujours présent sans jamais prédominer.

The Ghost Writer n’est pas un de ces films sentimentaux qui font appel à vos bons sentiments et vous font pleurer dans un mouchoir. Il n’est pas non plus un de ces thrillers mêlant allègrement la réalité et le surnaturel. Non, il agit plus comme une critique de notre société et de son fonctionnement, un thriller qui vous tient en haleine tout le long, et qui vous laisse un goût amer dans la bouche en sortant du cinéma…

Concert événement Nevski à Montbéliard

[Le concert événement: Alexandre Nevski de Prokofiev à l'Axone, avec plus de 900 choristes]

Je vous propose aujourd’hui un article qui n’a aucun rapport avec Twitter ou internet, puisqu’il s’agit d’une présentation du concert événement du dimanche 28 mars à l’Axone de Montbéliard.

Le dernier article de la catégorie « loisirs » datant de deux semaines, il était temps que je reprenne une ligne éditoriale plus variée que ce que les derniers articles auraient pu laisser croire. (non, je ne fais pas du 100% geek, déjà parce qu’il y en a d’autres sur le web, et surtout parce que ça ne me correspond pas).

Et je profite de l’occasion pour vous présenter un concert démesuré (depuis 15 ans, j’avoue que je n’ai rien vu d’aussi grandiose sur le pays de Montbéliard). Jugez plutôt: 900 choristes, 100 musiciens, un dispositif scénique qui occupe la moitié de l’Axone, une heure et demi de concert, 3000 spectateurs, des projections sur un écran de 9 mètres de haut (9 mètres ! une maison de trois étages !)… Bref un concert titanesque !

[Affiche d'Alexandre Nevski. 900 choristes, le dimanche 28 mars à l'Axone (Montbéliard)]Les 900 choristes, amateurs pour la plupart, vous interpréteront Alexandre Nevski, de Prokofiev. Il s’agit d’une œuvre pour chœur et orchestre, qui fut composée à l’occasion d’un film d’Eisenstein pour glorifier la Russie. Prokofiev a choisi d’en faire une œuvre à part entière, capable de vivre sans les images d’Eisenstein. Et il réussit avec brio à transmettre des atmosphères différentes: de l’énergie de l’appel à la révolte au calme des moments de nostalgie, de l’horreur du champ de bataille à la joie des chants de triomphe…

Ces différentes atmosphères seront illustrées sur un écran géant (9×20 mètres) par une vidéo composée spécialement pour cette occasion par Patrick Zanoli, de l’équipe [ars]Numerica, qui s’était déjà illustré dans l’exposition multimédia seule avec loup. Il avait d’ailleurs été interviewé par Le Frigo, le magazine étudiant de Montbéliard.

Ce projet démesuré semble intéresser le public, puisqu’actuellement, 2200 des 3000 places ont été vendues. Il ne fait quasiment aucun doute que le concert se jouera à guichet fermé.

Donc, dépéchez vous pour assister à cet événement, ce sera le 28 mars 2010 à l’axone de Montbéliard, de 15h30 à 17h00. Les places sont en vente un peu partout (FNAC, Cora, Leclerc, office du tourisme, …), mais il n’en reste plus beaucoup. Le placement sera libre, essayez donc d’arriver en avance.

Plus d’infos sur la page événement Facebook et sur le site de l’Axone.

Note:La place a ma disposition a été laissée à A. Minoux, rédacteur de Belforteens, qui nous fera certainement une analyse détaillée de tout le concert :D
Mise à jour:Toutes les places pour ce concert ont étées vendues. Une deuxième séance avait été envisagée, vu le nombre de demandes, mais la CAPM a préféré ne pas investir dans une deuxième représentation. Désolé si vous n’avez pas eu de places et que vous en vouliez…

Critique cinéma: Gainsbourg

[Gainsbourg: vie héroïque - Critique cinéma]

Gainsbourg – Vie héroïque, de Joann Sfar, pas vraiment le genre de film auquel on s’attend pour une sortie ciné entre potes pendant les vacances. Un film vu dans une toute petite salle comble, dans le seul cinéma de Lyon le diffusant. Et pourtant !

Ce qu’il y a de bien pendant les vacances, c’est qu’on peut rattraper les films qui manquent à votre culture cinématographique. Des blocksbusters à voir aux films muets allemands de 1926 (il y en a que ça a marqué), j’en ai vu un certain nombre. Et si aujourd’hui je fais a critique de Gainsbourg, c’est non seulement parce qu’il est encore à l’affiche, mais aussi parce que c’est un des films sur lequel il y a le plus à dire.

Au titre, on s’attend à une bête biographie de l’artiste. Personnellement, je ne connaissais quasiment rien du chanteur, à part ses grands tubes (Je t’aime/moi non plus, la Harley-Davidson, comic strip, …) et ses provocations à l’écran que l’on voit passer sur Facebook « parce que c’est drôle ».

J’attendais donc un film retraçant sa vie, comme beaucoup de films biographiques le font. Avec éventuellement une petite partie romancée, mais surtout une histoire très terre-à-terre.

Ça aurait été ignorer le petit « Vie héroïque » adjacent au titre. Dès le début, on ne peut être qu’intrigué par cette étrange caricature du juif qui semble surgir de nulle part, et qui accompagne Lucien Ginsburg dans son enfance. Il est ensuite remplacé par un mystérieux pantin, qui accompagnera Lucien, tentant de devenir peintre, puis devenant le Gainsbourg que l’on connaît.

Vie fantastique plus qu’héroïque, le surnaturel se mêle au réel, sans que l’on sache exactement quoi en penser. Au fond, peu importe. Ce qui compte, c’est l’histoire. Et, peut-être grâce à ce double-lui, on comprend mieux l’incompréhensible.

[Gainsbourg et Bardot]

L’acteur principal rend cette impression de tourment du personnage, ne comprenant pas lui même cette sorte de schizophrénie, acceptant de vivre avec. Je l’ai trouvé parfois énervant avec ses tics de doigts, mais je suppose que c’est ce qui correspondait à la réalité. À la fois touchant et détestable, il est difficile de savoir si l’on aime Gainsbourg ou non. Après tout, il n’était qu’un homme, et c’est ce que prouve bien ce film.

Les acteurs secondaires sont tout aussi bons, on retrouve une Brigitte Bardot sulfureuse, une Jane Birkin timide, et une France Gall… bon je vais pas vous le dire, vous n’aurez qu’à aller voir.

Au final, un très agréable moment, même si j’ai trouvé, mais c’est là le souci avec les films biographiques, que, comme toujours, la fin tombe à plat. Ça s’essouffle, ça ralentit. Et puis c’est tout. Pas d’apothéose, pas de bouquet final. Je trouve ça dommage, car après nous avoir accrochés pendant deux heures, Joann Sfar laisse retomber le film comme on rate un soufflé. C’est vrai qu’il doit être dur de trouver un rebondissement après la mort, mais bon…

Le site officiel: http://www.gainsbourg-lefilm.com/

À la fois